Le 3e Homme ou la diffusion live à outrance

Depuis quelques semaines, je suis bien occupé. Des mandats s’installent sur le long terme, ce qui explique une diminution de ma présence web. Une diminution paradoxale puisque je suis toujours très présent, mais plus en mon nom. A deux reprises, la semaine passée, j’ai effectué des captations sur Ustream à partir de comptes autres que le mien. Mardi d’abord, c’était le rendez-vous mensuel de l’IdentityCamp. Mercredi, et c’était une expérience inédite, j’étais présent au party de lancement du magazine Urbania. Deux diffusions très différentes…

J’en ai déjà parlé, l’Identity Camp est un événement mensuel dédié à l’identité numérique et au personal branding. Deux présentations, des discussions, le tout retransmis en direct sur Ustream. Les settings changent régulièrement, de façon pourtant très aléatoire. Qui plus est, les présentateurs sont toujours renouvelés, ce qui renouvelle aussi l’audience de la diffusion live. La chaîne Ustream a été suivie depuis sa création par 10 à 40 personnes en direct, sans parler des visionnages des archives…

Chaque nouveau présentateur amène son thème et ses idées, et je dois avouer que j’ai particulièrement apprécié ceux de ce mois-ci, avec notamment Geoffroi Garon, sur la présence de Patrick Groulx sur les réseaux sociaux. Outre une étude très intéressante, il a parlé de l’importance d’une présence web en vidéo, ce à quoi Patrick Groulx a tout de suite adhéré en acquérant une caméra HD pour poster ses vidéos sur son site et sur Youtube.

C’est un de mes chevaux de bataille : une présence web en vidéo est aussi importante pour un groupe de musique que pour une entreprise ou un humoriste. Mais si tout le monde y va de sa vidéo, va-t-on être inondé de vidéos inutiles ?

Ce qui m’amène à ma diffusion de mercredi. Le dernier numéro du magazine Urbania traite des réseaux sociaux. L’idée avait alors germé de continuer sur ce thème jusqu’au party de lancement, et j’avais proposé de retransmettre la soirée en live sur Ustream. Urbania a déjà une aura bien installé sur le web, avec des comptes Twitter et Facebook très actifs. Je m’attendais donc à un certain suivi sur Ustream, une soixantaine de personnes en continu par exemple.

Manque de publicité ? Un public plus intéressé par l’ambiance sur place que par l’intermédiaire de son écran ? Peut-être. Il n’y aura eu que 25 personnes en ligne durant toute la soirée. Après réflexion, je pense que l’erreur vient de moi. Si le concept était porteur, la mise en place n’était pas optimale. Ma présence au lancement s’est résumé au placement d’une caméra et à l’animation de la discussion en ligne, comme je l’aurais fait pour une conférence. Or, dans cette configuration, y avait-il un réel intérêt à diffuser une soirée ? J’ai tenté d’égayer le direct par quelques interactions, mais le tout manquait de préparation. Le résultat est une semi-déception, tant le potentiel de l’idée aurait pu donner quelque chose de différent.

Peut-on tout diffuser en direct sur Internet ? J’en viens à penser que non. Comme pour toute vidéo, il doit y avoir une vraie réflexion derrière, sans quoi le résultat ne sera pas à la hauteur des attentes. Et si la télévision a beaucoup à apprendre du net en terme de nouvelles tendances vidéos, je pense que la diffusion en livestreaming peut apprendre de la télévision en terme de programmation. Diffuser une manifestation intéressera un certain public. Diffuser ce qu’il se passe dans le hall d’un hôtel, peut-être pas. Ma réflexion sur Ustream est en tout cas loin d’être terminée.

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