Small Soldiers ou les applications de montage sur Android

Quand on parle de montage vidéo sur smartphone, l’application qui arrive souvent la première sur les lèvres est LumaFusion. Puissante sur iPhone, certains n’hésitent pas à dire qu’elle vaut à elle seule l’achat d’un iPad Pro. Malheureusement, elle n’existe pas sur Android, système qui équipe quand même 80% des smartphones en France. Les professionnels qui n’utilisent pas de matériel Apple pourront toujours se rabattre sur Adobe Rush, pour peu qu’ils disposent d’un abonnement à la suite Adobe, mais pour les autres ? Ceux qui sont allergiques à cette approche par abonnement ou les amateurs éclairés sont-ils sans solution ? Penchons-nous un peu sur les applications de montage vidéo disponibles sur Android.

Le 5e Élément ou Lumen5

Et si vous pouviez déléguer la production de votre prochaine vidéo à une Intelligence Artificielle ? Nombreux sont les sites, services ou applications qui se vantent de pouvoir vous faciliter la production d’une vidéo, au point qu’il ne se passe pas un jour sans que j’en découvre un nouveau. De PlayPlay à Makidoo, en passant par le tout nouveau Vimeo Create, on vous promet la création vidéo la plus simple du monde, du drag&drop, du montage automatisé… bref, monts et merveilles. L’idée est toujours de vous permettre de créer des vidéos sans qu’il soit nécessaire de posséder la moindre connaissance en montage.

Je n’ai jamais vraiment été friand de ces sites, j’ai souvent été déçu en les essayant pour voir de quoi ils étaient capables. Je ne pensais pas être le public cible… Jusqu’à ce que j’entende parler de Lumen5.

La doublure ou la Sony RX0 Mark II

Sortie au milieu de l’année dernière, la Sony RX0 II est passée relativement inaperçue. Etait-ce à cause de son format qui l’assimile d’office à une action cam (une GoPro de plus ?), de son côté inclassable (beaucoup l’ont envisagé comme une caméra pour Youtubeurs), ou de son prix relativement élevé ? Intrigué, j’ai contacté Sony pour en obtenir un exemplaire de test afin de définir quelle place cette caméra pouvait avoir dans le workflow d’un vidéaste. Y a-t-elle seulement sa place ?

Singin’ in the rain ou le vrai cinéma

Ces dernières années, j’ai souvent été surpris des analyses fournies par le milieu du téléchargement illégal. Parmi celles-ci, on trouve bien sûr celles du site TorrentFreak, qui s’est fait une spécialité des analyses des tendances dans le monde du piratage, qu’il s’agisse des séries ou des films les plus téléchargées illégalement dans l’année écoulée ou des blocages de site par pays (comme lorsque le Danemark a décidé de bloquer l’accès au site Sci-Hub, qui permet l’accès à des articles scientifiques en contournant les paywalls).

Ce qui a attiré mon attention récemment, ce ne fut cependant pas une analyse très poussée mais un simple échange entre des utilisateurs et un administrateur d’un site proposant les derniers contenus illégaux. Les premiers s’étonnaient de ne pas voir apparaître, dans la section des films mis en avant, le dernier film de Martin Scorsese, The Irishman. Ce à quoi l’administrateur du site a répondu que seul les films sortant en salles étaient mis à l’honneur dans cette section… Wait. What?

Chérie, j’ai rétréci l’Osmo ou l’Osmo Pocket

Sortie en 2015, la DJI Osmo était une révolution. Le constructeur chinois offrait la possibilité à tout vidéaste de remplacer une lourde et imposante steadycam par un outil simple et léger, capable de filmer de manière fluide n’importe quel mouvement, ou presque. De nombreux autres fabricants ont suivi pour surfer sur la vague de ce succès ou en déclinant le même système à destination des smartphones… Quatre ans plus tard, DJI révolutionne à nouveau le marché du stabilisateur en sortant l’Osmo Pocket, qui offre les mêmes possibilités, mais avec un stabilisateur de la taille d’un smartphone.

Je me souviens de ma première prise en main de l’Osmo. Il m’a fallu une période d’apprentissage et quelques tournages pour comprendre dans quelle situation l’utiliser et comment m’en servir de manière efficace. J’ai ainsi appris à dompter son interface, passant par un smartphone, et ses différents boutons physiques, les deux venant parfaitement se compléter. Découvrir l’Osmo Pocket, c’est devoir tout recommencer depuis le début. On se retrouve avec un objet d’une douzaine de centimètres dans les mains, un poids plume, sur lequel on ne retrouve que deux boutons, dont l’un servant à lancer l’enregistrement. L’Osmo Pocket est elle prête à prendre la relève de l’Osmo ?

Un Prophète ou stocker ses vidéos sur Joomeo

Joomeo pourrait-il être une solution viable pour stocker ses vidéos en ligne ? Par le passé, je vous ai vanté les mérites du Cloud de Real Player, une solution dédiée à la sauvegarde dans le nuage de photos mais aussi et surtout de vidéos. Le compte gratuit était certes limité à 2Go, mais l’idée était louable, jusqu’à ce que Real décide que son offre n’était plus rentable et ne supprime purement et simplement les comptes gratuits. Depuis, je recommande à ceux qui veulent sauvegarder leurs vidéos dans le cloud de passer par Google Photos s’ils tiennent à le faire gratuitement (le stockage est illimité si on se contente de sauvegarder ses vidéos en full HD) ou à payer pour Microsoft OneDrive s’ils peuvent investir quelques euros (l’abonnement à l’année donne accès à un Terra de stockage, en plus d’un abonnement à la suite Office).

De nombreux autres services en ligne existent, de Mega à pCloud, au point qu’il n’est pas toujours facile de savoir lequel favoriser ou à qui accorder sa confiance. C’est par hasard que je suis tombé sur Joomeo, qui semble pourtant être sur le marché depuis plusieurs années. Joomeo se targue d’offrir un stockage en ligne illimité, gratuitement, sur des serveurs français. Une promesse ambitieuse ?

The Final Cut ou une sélection de logiciels de montage gratuits

Depuis qu’Apple a officiellement annoncé l’impossibilité pour Final Cut Pro 7 de fonctionner sous MacOS 10.13 High Sierra, je me suis activement mis à la recherche de son successeur. Mon quotidien tournant de manière importante autour du montage vidéo, ce n’était pas une décision à prendre à la légère et j’ai donc entrepris de tester les trois solutions de remplacement les plus évidentes, à savoir Adobe Premiere Pro CC, Final Cut Pro X et DaVinci Resolve.

De prime abord, on pourrait croire que la dernière version de Final Cut Pro X est l’héritier tout désigné de la version 7. Bien entendu, il n’en est rien puisqu’Apple a radicalement changé son logiciel de montage et si je ne suis pas forcément allergique au changement, il faut avouer qu’ici, on perd de fait tous ses repères. A l’origine un peu trop proche de iMovie, Final Cut Pro X s’est mis à jour continuellement depuis pour apporter des options plus professionnelles. De mon point de vue, son apport le plus intéressant reste la prise en charge du contenu VR et autres vidéos à 360°, de manière assez intuitive. C’est malheureusement la seule chose intuitive que j’ai trouvé dans le logiciel, le reste me faisant m’arracher les cheveux.

La Nuit au Musée ou la place de la vidéo dans un musée

Pour la première fois, j’ai des vidéos qui tournent simultanément dans trois musées ou expositions de la région liégeoise. Une petite révolution en soit tant j’ai toujours été très prudent quant à la place à accorder à des vidéos dans de telles institutions. Comme bien souvent, j’ai l’impression qu’on cherche à faire une vidéo simplement pour avoir une vidéo, sans se poser la question du rôle que doit jouer le médium dans cette situation précise ni de la forme qu’il doit adopter.

Si on reproche bien souvent aux musées d’être des institutions poussiéreuses, ce n’est à mon sens pas une justification nécessaire pour y faire entrer les écrans à tous prix. Quand on m’a approché fin 2015 pour mettre au points les vidéos du nouvel espace de l’Aquarium-Muséum de Liège, j’ai donc cherché quelques ressources en ligne afin de déterminer comment composer au mieux une réalisation adaptée au projet. J’ai été un peu déçu du peu de littérature disponible sur le sujet.

Rules of attraction, ou quand YouTube change les règles

2018 commence avec un coup de tonnerre dans le monde de la vidéo en ligne. YouTube annonce de nouvelles règles pour ceux qui souhaiteraient monétiser leurs vidéos. A partir du mois de février, tant les nouveaux utilisateurs que les vieux de la vieille devront, pour espérer gagner quelques centimes de leurs créations, disposer d’une chaîne sur laquelle 4 000 heures de contenus auront été visionnées dans l’année écoulée et qui disposera d’au moins 1 000 abonnés.

Déjà, dans les commentaires de l’annonce, les petits YouTubers qui n’ont pas la puissance de feu d’un Logan Paul (pour citer celui a été le déclencheur de cette nouvelle décision) s’échangent les liens de leurs chaînes pour s’abonner les uns aux autres et espérer atteindre la barre des 1000 abonnés. Une tentative vaine et sans espoir, puisque sans les 4000 heures de programmes vues durant les douze derniers mois, il est inutile d’avoir 100 abonnés ou 10 000. Je gère pour ma part une chaîne YouTube qui dispose de plus de 3 000 abonnés. Durant les douze derniers mois, plus de 3 200 heures de ses vidéos ont été regardées. Dommage, ça n’atteint pas la barre fatidique imposée par YouTube.

Volte/Face ou la vidéo à 360°

Comment débuter avec une caméra 360 ? J’en ai parlé en début d’année, à mon sens, le 360° sera l’une des tendances fortes de l’année. Les géants du web supportent tous déjà ce format (et même le direct en 360°), les outils de réalité virtuelle se démocratisent et les caméras 360° sont maintenant accessibles au grand public. Vous voulez prendre une photo de groupe lors d’un anniversaire ? Plus besoin de se grouper dans un coin, il suffit de poser une caméra 360° au milieu de la table et tout le monde sera sur la photo. Pour autant, ce type de caméras peut s’avérer déroutant pour le débutant et il m’a semblé utile de regrouper quelques conseils sur leur utilisation.