Mission Impossible ou produire une vidéo (101)

Produire une vidéo n’est pas chose facile lorsqu’on est néophyte en la matière. Il semble y avoir tellement de paramètres à prendre en compte… Par où commencer ? Il y a plusieurs options. On peut évidemment faire appel à un professionnel, ce qui peut être le choix le plus fiable, le plus facile, le plus rapide… mais pas le moins onéreux. Tout le monde n’a pas les moyens de faire produire ses vidéos par un tiers.

La seconde option est de tout faire soi-même, de prendre le problème à bras-le-corps, d’avoir l’énergie et le temps nécessaire à disposition. Des erreurs seront faites. Il y en a toujours dans ce type de cas de figure. Mais elles s’amenuiseront au gré de vos efforts. Je ne peux que vous encourager à vous essayer à l’exercice, ce qui vous permettra soit de prendre goût à la vidéo, soit de vous rendre compte de la complexité de la chose et de mieux comprendre le travail qu’effectuera le professionnel auquel vous ferez appel ensuite. Ce genre de mise en perspective est parfois bien utile.

Pour les personnes qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure, je vais faire un petit tour d’horizon des pré-requis, en particulier au point de vue matériel. 

En premier lieu, il y a la phase de conception. Ne surtout pas négliger cette étape : une vidéo mal conçue au départ le restera à la fin. La réflexion peut mettre un projet sur les bons rails. C’est durant cette étape qu’on va déterminer ses besoins pour la suite des opérations. On ne réalise pas une vidéo promotionnelle pour le web comme un lipdub.

Un des pires lipbdub que j’ai trouvé

Il est nécessaire de bien définir le public visé et la manière dont la vidéo va être diffusée pour l’atteindre. En effet, une vidéo ne doit pas être réalisée de la même façon selon qu’elle est diffusée sur un site web, sur les réseaux sociaux ou sur d’autres médias.

La question du matériel intervient rapidement. De quel type de matériel allez-vous avoir besoin ? L’image et le son ont leurs propres standards. Comme la musique d’un film qui nous accompagne une fois sorti de la salle de cinéma, il ne faut surtout pas négliger le son. Une entrevue dont on ne saisira qu’un mot sur deux ne sera pas bien utile. Pour autant, certaines vidéos peuvent se réaliser sans prise audio, particulièrement si vous savez qu’il sera ajouté à la post-production (voix off, musique). C’est une des choses qui doivent être décidées à la conception.

Pour quelle caméra opter ? Il n’y a pas de modèle parfait, mais on peut en éliminer beaucoup en décidant ce qu’on peut se permettre. De la caméra professionnelle à plusieurs milliers d’euros à l’appareil photo reflex, en passant par des appareils photo compacts, voire même au smartphone, il n’y a pas de mauvais outil. Il faut juste décider ce qui sera le plus adapté au résultat visé et ce avec quoi vous êtes le plus à l’aise pour travailler. Encore une fois, la diffusion prévue dictera la qualité de l’image à atteindre.

Au niveau des caméras professionnelles ou semi-pros, elles ont souvent un avantage non-négligeable, celui de disposer de prises pour micros, ce qui permet d’enregistrer simultanément l’image et le son définitif, là où d’autres solutions vous demanderont une postsynchronisation en cas d’interview. C’est une des règles essentielles en vidéo : tout ce qui peut-être fait au tournage ne sera plus à faire au montage (ou au mixage).

Si vos moyens ne vous permettent pas d’investir dans du tout-professionnel, il vous faudra peut-être bricoler un peu, tel un MacGyver des temps modernes, ou priviligier le son au détriment de l’image, ou l’inverse. Par exemple, il est parfois possible de brancher un micro sur un appareil photo Reflex ou sur certaines caméras, au format mini-jack. Les smartphones ont bien souvent leur propre format également. Une solution peut alors être d’enregistrer le son avec un enregistreur externe, comme un Zoom H4n.

Produire une vidéo soi-même, c’est une affaire de choix et de concessions, de la décision à la réalisation. Je n’ai évoqué ici que la partie matérielle, dans les grandes lignes, sans aller jusqu’à évoquer la post-production ou la diffusion… Car une fois votre vidéo en boîte, ne croyez pas être arrivé au bout de votre peine ! Le montage vidéo est parfois aussi bien compliqué… J’espère que cette mise en bouche vous aidera à poser les premières pierres de votre réflexion. N’hésitez pas à poser vos questions en commentaire !

5 comments
  1. I agree, remarkable information

  2. Most detailed review I have seen about Kodak ZI8. Last year, I was quite excited to launch a video cast and trying to find a mini cam suits my needs. In the end of the day I bought a Sanyo Xacti HD1000 for more professional stuff but still looking for a tiny device I can carry around. I got a Flip MinoHD for Christmas and the video is a jittery / pixelated, regardless of the lighting conditions. Would it be possible that the Kodak is better?

    1. I heard that the video quality of a Flip MinoHD and a Kodak Zi8 are quite similar. I can’t really see the difference on videos posted on Youtube. Maybe the stabilizer of the Zi8 is better, and it can surely film in 1080p, which the Flip MinoHD can not.

  3. C’est une discipline captivante mais qui nécessite quand même du bon matos (caméra, logiciel et ordinateur). Car si on passe du temps sur une vidéo, on la voudra certainement en HD avec une très bonne qualité.

  4. Je pense que le problème n’est plus aujourd’hui au niveau du matériel. La HD s’est généralisé depuis 2 ans.

    Le travail dépend par contre vraiment du résultat qu’on cherche à obtenir. Plus hautes seront les ambitions, plus la vidéo sera complexe à réaliser.

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