GoldenEye ou faire du live streaming en 2020

On me demande souvent comment capter un événement en direct et le diffuser en simultané sur Internet. Depuis 2009, année à partir de laquelle j’ai commencé à expérimenter sur le sujet, les choses ont beaucoup évoluées. A l’époque, mon matériel de prédilection était une caméra professionnelle reliée à un ordinateur portable via une prise FireWire, pour une diffusion sur Ustream. Une solution délicieusement anachronique à l’heure des smartphones, des Facebook Live et de Twitch

Les conseils que je donnais en ces temps reculés pour bien préparer un diffusion vidéo en direct sont toujours d’actualité, au point qu’on les retrouve en partie dans des articles publiés cette année. Entre temps, les ordinateurs (PC et Mac) ont perdus leurs prises FireWire pour ne plus proposer que de l’USB. Alors, certes, on trouve des prises HDMI sur beaucoup de PC portables, mais ces prises ne peuvent que sortir un signal, pas en faire entrer. Plus de prise pour brancher une caméra… un casse-tête pour tous ceux qui cherchaient à faire du live streaming ?

Small Soldiers ou les applications de montage sur Android

Quand on parle de montage vidéo sur smartphone, l’application qui arrive souvent la première sur les lèvres est LumaFusion. Puissante sur iPhone, certains n’hésitent pas à dire qu’elle vaut à elle seule l’achat d’un iPad Pro. Malheureusement, elle n’existe pas sur Android, système qui équipe quand même 80% des smartphones en France. Les professionnels qui n’utilisent pas de matériel Apple pourront toujours se rabattre sur Adobe Rush, pour peu qu’ils disposent d’un abonnement à la suite Adobe, mais pour les autres ? Ceux qui sont allergiques à cette approche par abonnement ou les amateurs éclairés sont-ils sans solution ? Penchons-nous un peu sur les applications de montage vidéo disponibles sur Android.

La doublure ou la Sony RX0 Mark II

Sortie au milieu de l’année dernière, la Sony RX0 II est passée relativement inaperçue. Etait-ce à cause de son format qui l’assimile d’office à une action cam (une GoPro de plus ?), de son côté inclassable (beaucoup l’ont envisagé comme une caméra pour Youtubeurs), ou de son prix relativement élevé ? Intrigué, j’ai contacté Sony pour en obtenir un exemplaire de test afin de définir quelle place cette caméra pouvait avoir dans le workflow d’un vidéaste. Y a-t-elle seulement sa place ?

Chérie, j’ai rétréci l’Osmo ou l’Osmo Pocket

Sortie en 2015, la DJI Osmo était une révolution. Le constructeur chinois offrait la possibilité à tout vidéaste de remplacer une lourde et imposante steadycam par un outil simple et léger, capable de filmer de manière fluide n’importe quel mouvement, ou presque. De nombreux autres fabricants ont suivi pour surfer sur la vague de ce succès ou en déclinant le même système à destination des smartphones… Quatre ans plus tard, DJI révolutionne à nouveau le marché du stabilisateur en sortant l’Osmo Pocket, qui offre les mêmes possibilités, mais avec un stabilisateur de la taille d’un smartphone.

Je me souviens de ma première prise en main de l’Osmo. Il m’a fallu une période d’apprentissage et quelques tournages pour comprendre dans quelle situation l’utiliser et comment m’en servir de manière efficace. J’ai ainsi appris à dompter son interface, passant par un smartphone, et ses différents boutons physiques, les deux venant parfaitement se compléter. Découvrir l’Osmo Pocket, c’est devoir tout recommencer depuis le début. On se retrouve avec un objet d’une douzaine de centimètres dans les mains, un poids plume, sur lequel on ne retrouve que deux boutons, dont l’un servant à lancer l’enregistrement. L’Osmo Pocket est elle prête à prendre la relève de l’Osmo ?

Volte/Face ou la vidéo à 360°

Comment débuter avec une caméra 360 ? J’en ai parlé en début d’année, à mon sens, le 360° sera l’une des tendances fortes de l’année. Les géants du web supportent tous déjà ce format (et même le direct en 360°), les outils de réalité virtuelle se démocratisent et les caméras 360° sont maintenant accessibles au grand public. Vous voulez prendre une photo de groupe lors d’un anniversaire ? Plus besoin de se grouper dans un coin, il suffit de poser une caméra 360° au milieu de la table et tout le monde sera sur la photo. Pour autant, ce type de caméras peut s’avérer déroutant pour le débutant et il m’a semblé utile de regrouper quelques conseils sur leur utilisation.

Tomorrowland ou mes prédictions vidéo pour 2017

2016 aura pour moi été le retour à un de mes premiers amours, la diffusion en direct sur Internet. Alors qu’il y a tout juste sept ans, je faisais mes premières armes sur Ustream avec l’IdentityCamp, j’ai eu à plusieurs reprises cette année à produire de la vidéo sans filet, live. Toujours sur Ustream ? Bien sûr que non. Les années ont passé et alors que Ustream n’a jamais vraiment décollé auprès du grand public, se réduisant à une offre plus corporate, la vidéo live a resurgi là où on l’attendait, sur YouTube, et là où on l’attendait moins, sur Facebook.

Le réseau social en a d’ailleurs fait l’un de ses principaux cheval de bataille. La vidéo live remonte en tête des flux d’actualité, une mise en avant désormais rare dans les fameux algorithmes de Facebook. Du coup, tout le monde s’y est mis. Je l’ai dit il y a bien longtemps, tout ne doit pas être diffusé live et on a atteint un niveau de malaise assez incroyable. Va-t-on continuer sur la même lancée en 2017 ?

In the air ou le drone DJI Phantom 4

Dire que les drones sont une nouvelle tendance dans le milieu de l’audiovisuel serait une belle erreur. Si on parle de tendances, on peut parler de vidéo à 360° ou de réalité virtuelle, mais certainement pas des drones. Ceux-ci sont sur le marché depuis déjà quelques années et, si le grand public commence à se les approprier (et les pouvoirs publics à légiférer pour en limiter la prolifération), ils sont déjà largement utilisés dans le milieu professionnel. Il suffit de regarder n’importe quel documentaire, émission de voyage ou même série télé pour s’en convaincre. Pour autant, les technologies utilisées sont encore largement améliorables. C’est dans ce contexte que le constructeur DJI sort la quatrième itération de son drone Phantom.

J’ai regardé un film sur mon smartphone et j’ai aimé ça

J’en ai déjà parlé par le passé, j’ai la conviction que nos modes de consommation de films vont évoluer et sont déjà en train d’évoluer. Avec l’avènement des smartphones et des tablettes, des services de VOD tels que Netflix et autre Molotov.tv, plus besoin d’aller au cinéma ou d’allumer la télévision pour regarder un film. On peut à présent sortir son smartphone de sa poche, ouvrir une application et regarder une fiction, peu importe l’endroit où on se trouve. Mais est-ce vraiment confortable ? Les cinéastes s’insurgent, de Spike Lee à David Lynch, contre ce mode de consommation. Même si les écrans de nos appareils mobiles ont grandi ces dernières années, ils sont loin de rendre justice au travail des techniciens, des réalisateurs et des acteurs. Vraiment ?

Cloud Atlas ou quand RealPlayer se met au Cloud

Quand Real Player revient d’entre les morts… Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’utilise la toute dernière version de Real Player, dans son itération dédiée au partage de fichiers dans le nuage. Il faut donc à présent parler de RealPlayer Cloud, un service équivalent à Dropbox, OneDrive ou Google Drive, mais centré sur la vidéo. Vraiment ? J’ai évidemment décidé de tester RealPlayer Cloud et de le mettre à l’épreuve de mon utilisation tant personnelle que professionnelle. Alors, que vaut-il ?

Backdraft ou What The Fake

En octobre dernier, France Télévisions lançait “Génération Quoi ?“, une grande enquête censée établir le portrait d’une génération, celle des 18-34 ans. Le dispositif ? Un questionnaire interactif disponible sur smartphone, ordinateur et tablette, et une expérience web complète comprenant vidéos, sondages et réseaux sociaux. Quelques mois plus tard arrive le pendant Belge, dénommé “What The Fake ?!“.

C’est de ce dernier dont je vais parler, en revenant sur le lancement par la RTBF de cette nouvelle expérimentation web, moins de 15 jours après son dévoilement au public. Le fait est que je trouve toujours remarquable la manière dont ce type de projet peut commettre des petites erreurs. Il s’agit donc d’un bon cas d’étude.