La Guerre des Mondes ou Mac vs PC

La polémique a éclaté la semaine dernière. Michelle Blanc n’aime pas les Macs. En lieu et place de polémique, ce sont plutôt des commentaires, un peu vindicatifs mais pas sans fondements, qui ont pris place à la suite d’un des articles de la célèbre blogueuse Montréalaise. Aime-t-elle ou pas les Macs? Là n’est pas la question. Je suis sûr qu’Apple aimerait plutôt connaître les raisons de ce désamour.

Mais avant d’aller plus loin, revenons au début de l’histoire. Michelle Blanc est blogueuse en résidence pour la chaîne câblée  Vox. Sur cette chaîne exclusive aux abonnés  Vidéotron, l’émission  Le Lab explore chaque semaine le monde des nouvelles technologies. La chaîne met à disposition les archives des émissions sur Internet et Michelle Blanc présente les vidéos des sujets qu’elle traite sur son blog. 

Pour sa  huitième chronique, elle parlait de la passion en marketing Internet et dans la vie professionnelle, et a ensuite débordé sur la rivalité Mac vs PC. Un débat qui peut vite devenir houleux, à la manière d’une discussion Starwars vs Startrek. Les commentaires à la suite de cet article n’ont pas manqué d’attaquer ses arguments. Il y en a qui aime jeter de l’huile sur le feu, et  MacQuébec a repris la vidéo incriminé quelques jours plus tard. Les commentaires continuèrent sur le même chemin.

Qu’est-ce qui posait problème ? Les arguments qu’avançaient Michelle Blanc. Selon elle, le système des machines Apple était moins ouvert que les Windows de Microsoft, il était impossible d’ouvrir sur PC un document écrit sur un Mac… Des arguments pas forcément faux… il y a quelques années. Tout comme le mythe de la souris à un clic, du fait qu’il n’existe pas d’éditeur de texte convenable sur Mac ou l’incompatibilité entre documents Mac et PC.

Selon Michelle Blanc, l’OS de Microsoft est plus ouvert aux développeurs. Si elle a tort sur la base, le système d’exploitation OsX étant basé sur Unix, il me semble que ce qu’elle voulait dire était tout autre. Ainsi, on trouve beaucoup plus de logiciels libres et gratuits sur PC que sur Mac. Cela est aussi peu à peu en train d’évoluer, de changer.

Mais plutôt que de continuer l’affrontement Mac vs PC, je souhaitais amener le débat sur un autre terrain, celui de l’utilisateur. Il y a autant de power users sur Mac que sur PC, de geeks fanboys d’Apple ou de Microsoft. Mais les usages sont différents. Habitué à travailler sur PC, lorsqu’il s’agit de vidéo, je passe immédiatement sur Mac. Pourquoi ?

Dans le domaine du montage vidéo professionnel, trois logiciels tiennent le haut du panier.  Avid d’abord, leader incontesté, offre un logiciel qui ne trouve d’égal dans sa puissance que dans sa complexité. Challenger récurrent,  Final Cut Pro propose une interface particulièrement user-friendly et presque autant de possibilités qu’Avid. Enfin, Adobe joue le rôle d’Outsider avec son  Premiere Pro, qui tente de réunir le meilleur de ses deux concurrents. Ce qu’il faut savoir, c’est que si Avid et Premiere sont multi-plateformes, Final Cut ne fonctionne que sur Mac.

Si j’ai été formé et sais utiliser les trois logiciels, Final Cut Pro à ma préférence, ce qui implique d’utiliser un Mac. Pourtant, il est hors de question pour moi de faire autre chose sur une machine d’Apple. Pour le reste, travail ou divertissement, je reviendrais sur PC. Je connais plusieurs autres monteurs vidéos qui sont dans le même cas. Apple ne tire d’ailleurs pas son épingle du jeu que dans la vidéo, mais aussi dans la photographie, voire le son et la musique. Autant de domaines qui impliquent des usages particuliers, autant d’usages qui peuvent justifier d’utiliser un Mac à la place d’un PC.

A l’heure actuelle, qu’y a-t-il sur PC qu’on ne puisse faire sur Mac ? Et inversement ? Pas grand chose, sinon rien. Les deux systèmes ont leurs partisans, car ils ont chacun leurs avantages et leurs défauts. Ceux-ci sont déterminés par les usages et les besoins qu’on a des deux mondes. Il n’y a pas de groupe, il n’y a pas de camp à privilégier : il n’y a pas de guerre. Il n’y a pas d’armes. Il n’y a que des outils.

Une chose m’étonne pourtant. Michelle Blanc n’a répondu à aucun des commentaires qui ont été postés en réponse à son article. Aurait-ce été utile ? Peut-être ce genre de discussion ne trouve-t-il jamais le chemin de la raison.

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