Lord Of The Ring ou un catalogue pour la VOD légale

Alors que Carrefour vient de lancer sa propre plateforme de vidéo à la demande, baptisée “Nolim“, je me faisais la réflexion qu’il commence à être compliqué de louer ou acheter un film en dématérialisé sur Internet. Où aller en premier lieu ? Ces derniers temps, l’arrivée en Europe de Netflix aidant, les plateformes de VOD se sont démultipliées et il devient difficile de s’y retrouver. Et si quelqu’un mettait au point un comparateur, un moyen de trouver tel film, au meilleur prix ? A peine avais-je formulé l’idée que le CNC y répondait.

Pulp Fiction ou le cinéma porno

Le cinéma est-il destiné au même avenir que le porno ? C’est peut-être la question que tout le monde se pose sans oser la prononcer à haute voix. Pour prouver l’incessante tourmente de l’industrie cinématographique, il n’est pas rare qu’on nous ressorte les chiffres des entrées en salle, bien en dessous de ce qui était espéré. Il s’agit là pourtant d’une évolution naturelle, en lien avec celles que vit notre société. Certains accuseront le piratage. Un coupable un peu réducteur. Le questionnement devrait être bien plus large, et s’inspirer de ce qu’a vécu ou vit encore l’industrie du porno.

La Firme ou TV5MONDE + Cinéma

C’est à l’occasion du Festival de Cannes 2010 qu’est née la 1ère offre internationale des cinémas francophones à la demande : TV5 lance TV5 MONDE + Cinéma, qui propose de louer ou d’acheter des films francophones (donc de France, de Belgique, du Québec, …).

L’initiative est intéressante, puisqu’il est vrai que les autres offres, dont iTunes, ne couvrent pas avec efficacité l’ensemble du cinéma francophone, notamment lorsqu’il est question de cinéma d’auteur. C’est à ça, entre autres choses, que TV5 souhaite remédier. En plus de films listés par exemple par Univers Ciné, ce sont des documents d’archives en provenance directe du Centre National de la Cinématographie (CNC) qui seront proposés aux internautes.

En outre, la plateforme ne vise pas seulement les francophones en recherche de cinéma dans leur langue, mais aussi le marché international. Le but, à terme, est de proposer un sous-titrage dans un maximum de langues pour initier le public étranger aux joies du cinéma francophone.