Les Ailes Du Désir ou voler avec SAS

Depuis six ans maintenant, je prends régulièrement l’avion. Si ce n’est pas le mode de transport que je préfère, il faut avouer qu’il n’en reste pas moins incontournable pour certaines destinations. Cet été, pour aller au Danemark et en Suède, je l’ai préféré à un voyage par la route (principalement pour une raison de temps). C’était donc la première fois que je voyageais avec SAS, Scandinavian Airlines. Pourquoi est-ce que j’en parle ? Pour leur utilisation de la vidéo bien sûr.

Il est courant de parler de compagnies aériennes quand on parle de vidéo. Je l’ai fait par le passé pour illustrer comment une entreprise ne prenant pas ce média en compte pouvait le voir se retourner contre lui. Cette fois, il n’est pas question de communication institutionnelle mais tout de même d’un usage original destinée aux usagers de la compagnie.

Selon les avions avec lesquels vous voyagez, vous vous retrouvez soit avec un écran personnel, soit avec quelques écrans répartis dans l’appareil et un programme obligatoire. C’est ce dernier cas de figure qui était de mise avec SAS. La compagnie scandinave ne proposant pas ici un vol de longue durée (il faut à peine 1h30 pour relier Bruxelles à Copenhague), pas question de mettre en route un film. De toute façon, il est souvent désagréable de se voir proposer un film que l’on n’a pas choisi.

Comment alors distraire les passagers ? Avec des écrans individuels, il est facile de leur proposer un choix de programmes. Sur les écrans partagés, pour ne déplaire à personne, on retrouve donc des choses neutres, comme le plan de vol, le temps et la distance restants. Avant le décollage, on diffuse parfois aussi les consignes de sécurité sur ces écrans (ah, ces fameux gilets de sauvetage quand vous ne survolez aucune étendue d’eau) ce qui évite au personnel de bord d’avoir à effectuer une chorégraphie maintenant bien connue.

Ce que je n’avais par contre jamais vu ailleurs, c’est ce qui s’est passé après ces consignes de sécurité. Alors que l’avion s’engageait sur la piste, les écrans se sont mis à diffuser les images de l’extérieur. La source ? Une caméra disposée sur le nez de l’appareil. Une autre façon d’assister au décollage, et des sensations garanties. Une fois l’avion dans le ciel, c’est à une caméra placée sous l’avion que nous avons eu droit. Amusant de voir défiler le sol et les nuages à quelques pieds d’altitude.

Le plus impressionnant était bien sûr l’atterrissage, avec à nouveau une vue de l’avant de l’appareil. Au final, le vol est passé bien plus vite que prévu, chapeau bas SAS.

Pour terminer, l’illustration en vidéo :

(je n’ai pas filmé le décollage ou l’atterrissage à proprement parler, les appareils électroniques devant être éteints durant ces phases)


Der Himmel über Berlin (1987) on IMDb

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