La Nuit au Musée ou la place de la vidéo dans un musée

Pour la première fois, j’ai des vidéos qui tournent simultanément dans trois musées ou expositions de la région liégeoise. Une petite révolution en soit tant j’ai toujours été très prudent quant à la place à accorder à des vidéos dans de telles institutions. Comme bien souvent, j’ai l’impression qu’on cherche à faire une vidéo simplement pour avoir une vidéo, sans se poser la question du rôle que doit jouer le médium dans cette situation précise ni de la forme qu’il doit adopter.

Si on reproche bien souvent aux musées d’être des institutions poussiéreuses, ce n’est à mon sens pas une justification nécessaire pour y faire entrer les écrans à tous prix. Quand on m’a approché fin 2015 pour mettre au points les vidéos du nouvel espace de l’Aquarium-Muséum de Liège, j’ai donc cherché quelques ressources en ligne afin de déterminer comment composer au mieux une réalisation adaptée au projet. J’ai été un peu déçu du peu de littérature disponible sur le sujet.

Les Incorruptibles ou filmer avec un DSLR

Hier soir, j’étais au Café Petit Campus, à Montréal, pour filmer le spectacle de poésie “The Art Of Performing Oral Sex“. Un 14 février, ça ne s’invente pas. Les curieux peuvent toujours visionner un teaser sur Youtube. Plus que le show, qui était une expérience passionnante dont je suis heureux d’avoir pu profiter, c’est le dispositif de captation dont j’aimerais parler aujourd’hui.

La production, Madpoetix, avait choisi de capter le spectacle via deux caméras, un dispositif standard, en faisant donc appel à deux vidéastes.  Le choix effectué au préalable était de filmer en HDV, ce qui convenait parfaitement à ma Sony HVR-Z1 et à moi. Surprise cependant en arrivant : l’autre vidéaste n’est pas du tout équipé de ce type de matériel mais d’un Canon EOS 7D. Si, un appareil photo.